Comment prendre soin de son corps ?

On parle souvent d’amour du corps comme d’une question d’acceptation ou d’image.
Mais aimer son corps, c’est d’abord l’écouter et répondre à ses besoins, comme on le fait naturellement pour les personnes qu’on aime.
C’est reconnaître qu’il est vivant, qu’il communique, qu’il a ses rythmes et ses limites.

Respecter son corps, c’est lui offrir ce dont il a besoin pour fonctionner harmonieusement : de l’énergie, du repos, du mouvement, de la sécurité, du plaisir et aussi du lien.

1. Le besoin d’énergie : nourrir son corps sans le contrôler

L’énergie est le carburant du corps.
Elle vient de ce que nous mangeons, mais aussi de la manière dont nous mangeons.

Manger de tout, sans aliment interdit, dans des fréquences adaptées, c’est offrir à votre corps ce qu’il demande :
écouter la faim, la satiété et le rassasiement,
→ répondre à vos envies alimentaires sans les juger,
→ retrouver le plaisir et le partage autour des repas.

Quand le corps manque d’énergie, il vous le fait savoir : fatigue, irritabilité, difficulté de concentration, fringales, baisse de moral…
La vraie alimentation équilibrée c’est un dialogue avec vos sensations.

2. Le besoin de repos : écouter les signaux de fatigue

Votre corps alterne naturellement des phases d’activité et de récupération.
Le sommeil permet de réparer, de régénérer, mais aussi d’intégrer les émotions de la journée.

Les signaux d’un besoin de repos sont souvent ignorés : bâillements, paupières lourdes, baisse d’attention, lenteur des réflexes, irritabilité, envie de sucre…

Respecter ce besoin, c’est honorer le rythme naturel de votre corps :
se coucher à une heure régulière, éviter les stimulations trop tardives, s’offrir des temps de pause dans la journée.

Se reposer est un acte d’amour envers soi-même.

3. Le besoin de sécurité : apaiser le système nerveux

Le corps a besoin de se sentir en sécurité pour bien fonctionner.
Lorsqu’il se sent menacé (stress, pression, émotions fortes), il se met en mode survie : tensions musculaires, respiration courte, digestion ralentie, sommeil perturbé.

Apaiser ce système, c’est lui envoyer le message “tu peux te détendre, tu es en sécurité”.
Cela passe par :

  • Les exercices de respiration (respiration consciente, cohérence cardiaque,…)

  • la relaxation, la méditation,…

  • les étirements doux, le yoga,…

  • des moments calmes, sans performance (prendre un bain, un massage,…)

Les premiers signes de surcharge sont souvent physiques : crispations dans la nuque, douleurs digestives, souffle court, palpitations…

4. Le besoin de mouvement : remettre l’énergie en circulation

Le mouvement est un besoin vital, au même titre que le sommeil ou l’alimentation.
Le corps est fait pour bouger : marcher, danser, respirer, s’étirer, se défouler.

Pour être dans le respect du corps et de son rythme, le mouvement doit être adapté et progressif.
Il ne s’agit pas de se forcer à faire du sport, mais de retrouver le plaisir du mouvement.

Les signes que votre corps en manque :

  • jambes lourdes ou fourmillements,

  • tension musculaire,

  • agitation nerveuse,

  • irritabilité ou colère non exprimée.

Bouger permet de libérer les tensions, d’évacuer les émotions, et de ramener l’énergie là où elle stagnait.

5. Le besoin de plaisir : nourrir la joie du corps

Le plaisir est un besoin fondamental du corps et du psychisme.

Le plaisir permet au système nerveux de s’apaiser, d’équilibrer les hormones, et de renforcer le sentiment de vitalité.
Lorsque le plaisir est absent, le corps cherche à le compenser souvent par la nourriture, les écrans ou d’autres sources de plaisir immédiat.

Multiplier les sources de plaisir (création, nature, musique, contact, détente, rire…) permet de désamorcer la dépendance à une seule source, notamment alimentaire.

Les signes d’un manque de plaisir : apathie, perte d’envie, consommation compulsive, vide intérieur, irritabilité.

6. Le besoin social : exister dans le lien

Le corps ne vit pas isolé : il se régule aussi au contact des autres.
Les relations humaines influencent directement le système nerveux, les hormones du bien-être et même la santé immunitaire.

Le besoin de lien se manifeste par :

  • une sensation de solitude, de vide ou d’exclusion,

  • une envie de parler, d’être compris, d’être touché,

  • un apaisement ressenti après un échange sincère.

Partager, rire, être écouté, donner et recevoir de la tendresse sont des nutriments émotionnels essentiels.

Conclusion : Aimer son corps, c’est vivre en alliance avec lui

Aimer son corps, ce n’est pas seulement le regarder avec bienveillance,
c’est vivre en accord avec lui :
lui donner de l’énergie, du repos, du calme, du mouvement, du plaisir, du lien.

Chaque besoin écouté renforce la confiance entre vous et votre corps.
Et c’est dans cette alliance que naît le véritable amour de soi :
celui qui ne dépend plus de l’apparence, mais du respect profond du vivant en vous.

🌱 Et vous ?

Prenez un instant pour évaluer, sur une échelle de 0 à 10, dans quelle mesure vous répondez aujourd’hui à chacun de ces besoins (énergie, repos, sécurité, mouvement, plaisir, lien).

Repérez la note la plus basse :
👉 quel petit changement concret pourriez-vous mettre en place dès aujourd’hui pour y répondre un peu mieux ?

Parfois, aimer son corps commence simplement par un geste, une attention, une écoute.

Selon Gary Chapman, nous n’exprimons pas tous l’amour de la même manière.
Nous n’avons pas non plus les mêmes façons de nous sentir aimés.

Pour certaines personnes, quelques mots doux suffisent à nourrir le cœur.
Pour d’autres, c’est un geste, un moment partagé, une aide concrète ou un cadeau symbolique.

Connaître les 5 langages de l’amour peut transformer nos relation mais aussi notre relation à nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous des langages différents ?

Nos langages de l’amour se construisent à travers :

  • notre enfance,
  • les démonstrations d’affection reçues (ou manquantes),
  • nos besoins émotionnels,
  • nos expériences de vie,
  • notre sensibilité.

Nous apprenons, souvent inconsciemment, à aimer comme on nous a aimés — ou comme on aurait voulu l’être.
C’est pourquoi deux personnes peuvent s’aimer sincèrement  mais se manquer complètement si leurs langages diffèrent.

Les 5 langages de l’amour

1. Les paroles valorisantes

Cela inclut : compliments, encouragements, gratitude, mots doux, messages attentionnés.
Exemple : “Je suis fier·e de toi”, “Merci pour tout ce que tu fais”, “Tu comptes pour moi.”

2. Les moments de qualité

Accorder un temps exclusif, sans distraction.
Exemple : une balade ensemble, un repas en tête-à-tête, une soirée à discuter.

3. Les services rendus

Aider l’autre dans des tâches qui lui facilitent la vie.
Exemple : préparer un repas, faire une commission, organiser quelque chose pour l’autre.

4. Les cadeaux

Pas besoin de luxe !
Ce langage se nourrit de petites attentions symboliques.
Exemple : offrir un objet qui rappelle un souvenir, un petit chocolat, une carte, une fleur.

5. Le toucher physique

Gestes affectueux : câlins, main dans la main, étreintes, massages.
Exemple : un geste tendre en passant, un hug spontané, une caresse.

Comment découvrir vos langages de l’amour ? (mini-test rapide)

Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce que j’apprécie le plus recevoir ?
  • Qu’est-ce que je donne le plus naturellement aux autres ?
  • De quoi ai-je le plus besoin quand je vais mal ?

Le langage qui revient le plus souvent est généralement votre langage principal, suivi de votre langage secondaire.

Pourquoi est-ce essentiel de connaître votre langage et celui des autres ?

Parce que l’amour n’est pas universel dans sa forme.
Nous aimons parfois énormément mais à travers un langage que l’autre ne comprend pas.

Savoir le vôtre vous permet de :
mieux communiquer vos besoins affectifs
comprendre pourquoi certaines relations vous nourrissent davantage
éviter les malentendus émotionnels

Savoir celui des autres vous aide à :
leur offrir ce qui les touche réellement
améliorer la communication dans le couple
renforcer le lien avec vos enfants, vos amis, votre famille
diminuer les conflits et frustrations

Les langages de l’amour ne s’appliquent pas qu’à la relation amoureuse :
ils sont utiles dans toutes les relations qui comptent pour vous.

Et si vous utilisiez les langages de l’amour pour vous-même ?

Cet outil principalement utilisé dans le cadre du couple est très intéressant pour nourrir la relation que l’on a avec soi-même.
Maintenant que vous connaissez votre langage de l’amour, je vous invite à l’appliquer avec vous-même !
Voici comment appliquer chaque langage à vous-même :

• Se faire des cadeaux

Si c’est votre langage : offrez-vous régulièrement de petites attentions.
Un carnet, une fleur, une gourmandise, un livre d’occasion…
L’important est la régularité, pas le prix.

• Moments de qualité avec soi

Planifiez des rendez-vous avec vous-même.
Une activité créative, une sortie, un spa maison, une promenade…
Faites une liste de moments que vous aimeriez vous offrir, même simples.

• Services rendus

C’est prendre soin de vous concrètement.
Écoutez-vous, respectez vos limites, offrez vous une pause si c’est nécessaire, demandez de l’aide,…

C’est une forme de douceur envers vous-même.

• Le toucher (soin du corps)

Auto-massages, crème appliquée consciemment, caresse sur les bras, stretching doux…
Ou s’offrir un massage professionnel.
Cela aide à apaiser, recentrer et reconnecter au corps.

• Paroles valorisantes

Se complimenter, se remercier, se parler avec douceur.
Se répéter : “Je fais de mon mieux”, “Je suis fier·e de moi”.
Une seule parole bienveillante peut changer toute votre journée.

Conclusion

Connaître votre langage de l’amour, c’est comprendre comment vous fonctionnez émotionnellement.
L’appliquer à vous-même, c’est apprendre à vous traiter avec respect, compassion et douceur.

Claire Butel

Claire Butel

Diététicienne et thérapeute

En tant que diététicienne, j’ai compris une chose essentielle : atteindre un poids ne suffit pas toujours à se sentir mieux dans son corps… ni dans sa tête.
Cette prise de conscience a éveillé en moi une profonde envie d’aller plus loin, au-delà de l’alimentation, pour explorer le lien entre émotions, image de soi et comportement alimentaire.