Adolescence et puberté

Adolescence et puberté : quand grandir rime avec souffrir

L’adolescence est une période de transformation et de bouleversements intenses. Cette phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte impacte à la fois le développement physique et psychologique et se caractérise par un détachement progressif des parents et un rapprochement notable avec les pairs.

 Entre bouleversements physiques, émotions amplifiées et quête identitaire, cette phase de la vie peut être aussi riche que déstabilisante. Pour les jeunes comme pour leurs parents, il n’est pas rare que « grandir » rime avec « souffrir ». Dans cet article, je vous aide à mieux comprendre cette période charnière, afin d’apporter un regard plus apaisé et bienveillant sur les difficultés qui peuvent y émerger.

1. Qu’est-ce que l’adolescence ?

Le mot adolescence vient du latin adolescere, qui signifie « grandir ». C’est donc une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, qui commence avec la puberté et se termine lorsqu’on atteint une certaine autonomie.

Les définitions varient selon les sources :

  • L’OMS situe l’adolescence entre 10 et 19 ans
  • Le terme “teenager” correspond aux 13-19 ans
  • D’autres études parlent de “jeunes” jusqu’à 24 ans
  • En France, la pédiatrie s’étend officiellement de 0 à 18 ans

Certains auteurs différencient l’adolescence de la puberté. L’adolescence commence avec la puberté mais se différencie de celle-là car elle se définit comme un phénomène psychosocial, spécifique de l’espèce humaine, tandis que la puberté est un phénomène biologique, commun aux hommes et aux animaux. 


La puberté est une période de la vie pendant laquelle les organes sexuels se transforment. Ils atteignent ainsi leur maturité progressivement, pour permettre la reproduction.

La puberté démarre lorsque l’hypophyse et l’hypothalamus (organes neuroglandulaires situés dans le cerveau) se mettent à produire des hormones spécifiques. Ces dernières agissent sur les organes sexuels (ovaires et testicules) qui commencent alors à sécréter des hormones sexuelles :

  • les œstrogènes chez les filles ;
  • la testostérone chez les garçons.

Ces hormones sont alors responsables des modifications observées lors de la puberté et vont entraîner une évolution sur les 3 plans suivant :

  • Physiques, avec la puberté qui métamorphose le corps de l’enfant
  • Psychologiques, avec le développement de l’identité et la recherche d’autonomie
  • Cognitives, avec l’apparition de nouvelles capacités de raisonnement, plus abstraites et critiques

Dans nos sociétés modernes, cette période s’allonge :
📉 La puberté débute plus tôt (vers 12-13 ans),
📈 Et l’entrée dans l’âge adulte (autonomie, emploi, responsabilités) survient de plus en plus tard.

👉 Résultat : l’adolescence peut durer plus de 10 ans dans certaines sociétés occidentales, contre 2 à 4 ans dans des sociétés traditionnelles.

Cela offre plus de temps pour se former, se construire, mais aussi une période plus longue de vulnérabilité émotionnelle et de questionnements.

L’adolescence est donc une période de passage, où le jeune construit peu à peu sa place dans le monde, entre dépendance et désir de liberté.

2. Les 3 grandes étapes de l’adolescence

🌟 Préadolescence (10-12 ans) qui correspond à la période “collège”

Le début de l’adolescence est marqué par une sortie de la phase de latence et on observe une réactivation des pulsions œdipiennes. L’enfant délaisse ses jeux autrefois familiers et cherche l’isolement et l’intimité. Il amorce le processus de séparation/individuation en prenant ses distances avec ses parents et se rapproche de ses pairs (autres adolescents). 

Sur le plan émotionnel, l’expression se fait essentiellement par agissement et il éprouve des difficultés à exprimer ses émotions. C’est le début des conflits avec les parents étant donné son caractère lunatique, imprévisible, ses sautes d’humeur ainsi que son envie de tester les limites (il n’accepte pas les règles et cherche absolument à les transgresser).

Sur le plan physique, des préoccupations liées à son image corporelle apparaissent avec les premiers signes de la puberté (pour les filles : seins, pilosité, début des menstruations, croissance staturale; pour les garçons: augmentation du volume testiculaire et du pénis, pilosité, premières éjaculations, mue de la voix, augmentation de la musculature, croissance staturale..). L’accélération de la vitesse de croissance modifie le rapport au monde de l’adolescent. Certains commencent à ressembler extérieurement à un adulte sans pour autant avoir achevé leur maturation psychologique. Les jeunes filles peuvent passer des heures devant leur miroir, cherchant à reprendre la maîtrise sur ce corps qui se modifie très rapidement ; les garçons peuvent se questionner sur la normalité du développement de leurs caractères sexuels. 

Sur le plan intellectuel, l’adolescent développe de nouvelles façons de penser.
Il ne se contente plus de raisonner à partir de ce qu’il voit ou expérimente concrètement, comme il le faisait enfant. Il devient capable de réfléchir sur des idées plus abstraites, de formuler des hypothèses, d’imaginer des situations qui n’existent pas encore, et d’en tirer des conclusions. Cela lui permet aussi de mieux comprendre des sujets complexes comme la justice, la société, ou les valeurs personnelle et commencent à avoir ses premiers avis.

🌟 Adolescence moyenne (13-16 ans) qui correspond à la période “lycée”

La mi-adolescence – entre 13 et 16 ans pour les filles et entre 14 et 17 ans pour les garçons – est une phase d’expérimentation et de prise de risques. 

Sur le plan physique, l’adolescent continue d’intégrer les transformations pubertaires qui se font plus visibles (voix, menstruations, musculature, acné…) ainsi qu’un métabolisme en mouvement avec la poursuite de la croissance. Ce sont les dernières étapes des transformations physiques de la puberté. 

Sur le plan psychique, il accède à la subjectivation: il est en pleine construction de son identité suite au travail de séparation/individuation qu’il a amorcé à la phase précédente. Il est en pleine recherche de qui il est, il prend de la distance avec ses parents et cherche avant tout l’intégration dans un groupe d’autres jeunes. Cette étape est ainsi caractérisée par des mouvements paradoxaux aussi bien envers les parents qu’envers les amis et la société : “pour savoir qui je suis, j’ai besoin de ressembler à quelqu’un et en même temps je ne peux être moi-même qu’en me différenciant d’autrui.” Il est alors en plein questionnement sur la notion de “normalité”, étant encore en train d’apprivoiser ce corps changeant et en pleine quête identitaire. L’adolescent est en phase d’expérimentation et de prise de risque dans tous les domaines afin de construire son identité, ses réactions restent très impulsives en cas de situation stressante. Il s’investit dans de nouveaux intérêts mais doit aussi se choisir lui-même en tant qu’objet d’intérêt et d’estime. 

Ce mouvement vers l’extérieur consiste aussi à détourner cette énergie pulsionnelle vers des activités variées, physiques, intellectuelles ou artistiques qui pourront lui permettre d’exprimer ses émotions et le guider en dehors de cette période de vulnérabilité. 

Durant cette période, l’adolescent est partagé entre les sentiments d’invulnérabilité, de toute-puissance et un manque sous-jacent de confiance en soi. Il expérimente en parallèle les sentiments amoureux et passionnels et voit augmenter son intérêt pour la sexualité.

Sur le plan cognitif, ses capacités d’abstraction continuent à augmenter; apparaît la logique des propositions qui lui donne accès à un nombre infiniment plus grand d’opérations. Il manipule des concepts théoriques et s’intéresse au raisonnement intellectuel et sociétal. Il s’interroge sur le sens de la vie. 

🌟 Adolescence tardive (17 ans et +)

La fin de l’adolescence (17-21 ans) vient avec la consolidation des dernières étapes du développement pubertaire et laisse place à une stabilité sur les différents plans.

Sur le plan physique, les signes de puberté prennent fin. 

Sur le plan psychique, le grand adolescent devient plus stable émotionnellement. Les relations avec les autres jeunes (les pairs) restent essentielles mail il favorise les relations amoureuses. Petit à petit, l’adolescent développe aussi des liens plus profonds et plus intimes dans ses relations.Il s’intéresse aux autres et à leurs désirs, stabilisant ainsi ses relations affectives et sexuelles. L’identité est plus affirmée, en particulier l’identité sexuelle. Il a gagné en confiance et commence à se sentir capable d’indépendance.

Sur le plan cognitif, il a à présent la capacité de mener un raisonnement complet. Il est capable de stabiliser ses relations intimes affectives et sexuelles. Il se préoccupe de l’avenir et, en s’intéressant à la culture et aux origines, il cherche sa position dans la société.

C’est donc une période de la vie très mouvementée durant laquelle les conflits sont « normaux » et indispensables à la construction de l’identité, à l’autonomie et à l’adaptation sexuelle. Les énormes changements physiques, psychiques, cognitifs survenus à cette période peuvent provoquer chez l’adolescent des attitudes et comportements contradictoires, paradoxaux et fluctuants.

3. Comment accompagner son adolescent ?

Parents et adolescents : des relations parfois sous tension

Les conflits entre parents et adolescents sont fréquents, et font partie du processus normal d’individuation. Souvent, la question du contrôle est au cœur de ces tensions :
👉 L’adolescent cherche à s’émanciper et à gagner en autonomie,
👉 Tandis que les parents peuvent avoir du mal à lâcher prise ou à adapter leurs attentes.

Dans ces situations, il peut être plus efficace pour les parents de se concentrer sur les comportements concrets de leur adolescent (comme aller à l’école ou remplir ses responsabilités à la maison) plutôt que sur des aspects plus secondaires ou identitaires (tenue vestimentaire, coiffure, choix de musique, etc.).


🧭 Les 4 grands styles parentaux

Il existe différentes manières d’exercer son rôle de parent, mais les spécialistes distinguent quatre grands styles éducatifs :

1️⃣ Le style réactif et exigeant (ou autorisé)

C’est le style qui donne les résultats les plus positifs sur le développement des adolescents.
Les parents posent des limites claires tout en étant à l’écoute.
Ils utilisent souvent un système de privilèges progressifs :

  • L’adolescent gagne petit à petit en liberté et en responsabilité (gérer une allocation, aller à des sorties, décorer sa chambre…)
  • En cas de bonne gestion, ces libertés sont renforcées
  • En cas de manque de responsabilité, certains privilèges peuvent être retirés

Ce style demande une présence active du parent, qui observe, ajuste et communique régulièrement.

2️⃣ Le style autoritaire

Les parents imposent des règles strictes, souvent sans dialogue ni possibilité de négociation.
La communication est descendante (du parent vers l’enfant) et peu ouverte à la discussion.
Ce modèle peut fonctionner à court terme, mais il peut freiner le développement de l’autonomie et de la confiance chez l’adolescent.

3️⃣ Le style permissif

Les parents sont très à l’écoute et flexibles, mais posent peu de limites.
Les adolescents peuvent y trouver une forme de liberté, mais ce manque de cadre peut aussi les exposer à des comportements à risque ou à une difficulté à gérer la frustration.
Ce style nécessite un bon équilibre pour rester sécurisant.

4️⃣ Le style non impliqué

Les besoins de base de l’enfant sont assurés (logement, nourriture…), mais les parents sont peu présents émotionnellement ou éducativement.
Cela peut résulter d’un épuisement, de préoccupations importantes (comme des difficultés financières), ou d’un manque de ressources éducatives.
Ce style est le plus vulnérabilisant pour l’adolescent, qui peut se sentir livré à lui-même.


🤝 Accompagner l’adolescent avec justesse

Le défi pour les parents est de trouver un équilibre entre cadre et écoute, règles et dialogue.
🧩 Chaque adolescent est différent, et chaque contexte familial aussi. Mais l’essentiel reste de créer un lien de confiance, tout en offrant un cadre clair et bienveillant.

Voici quelques pistes pour mieux l’accompagner :

Encourager à développer des intérêts propres : Permettre à l’adolescent de s’engager dans des activités ou des hobbies qui lui plaisent l’aidera à construire son identité et à développer sa confiance en lui en dehors de la dynamique familiale. Cela aidera à réduire sa dépendance émotionnelle envers les parents.

Encourager à établir des relations en dehors de la famille : Autoriser l’adolescent à se lier d’amitié avec des personnes extérieures à la famille et explorer des relations amoureuses saines lui permettra de comprendre comment interagir de manière appropriée avec les autres, sans les dynamiques de pouvoir ou les désirs inconscients liés au complexe d’Œdipe.

Avoir un dialogue ouvert et une communication claire : Donner l’espace et mettre en confiance l’ado lui permettra de discuter ouvertement de ses sentiments et de ses expériences. Cela peut l’aider à traiter les émotions refoulées et à mieux comprendre les dynamiques familiales. Il est important de lui offrir un espace bienveillant où il ne se sentira pas jugé, en lui faisant des propositions sans l’ imposer. Même si l’adolescent teste les limites, elles restent essentielles à son équilibre : il est important de poser un cadre clair et sécurisant.

Le refus et la contradiction font partie du processus de différenciation, le conflit peut être vu comme un outil de construction et non un problème à résoudre.

Encourager la réflexion personnelle : Donner la possibilité à l’ado de réfléchir sur ses propres sentiments et comportements, d’avoir son propre avis et prendre du recul pour analyser peut l’aider à identifier les « résidus » du complexe d’Œdipe. 

Apprendre et comprendre les différentes étapes du développement : Se renseigner sur « la théorie » du développement psychologique et les étapes de la vie peut fournir un cadre pour comprendre ses propres expériences. Cela peut aider à « normaliser » ce qui se passe. 

4. Quand l’adolescence devient souffrance

Si cette période est naturellement marquée par des fluctuations et des remises en question, certains signes doivent alerter :

  • Dépression ou repli sur soi : tristesse persistante, perte d’intérêt, isolement, 
  • Phobie ou échec scolaire : anxiété massive à l’école, refus d’y aller, chute des résultats
  • Troubles du comportement alimentaire (TCA) : obsession autour du poids, alimentation désordonnée, perte ou prise de poids importante, troubles de l’appétit
  • Autoagressivité : scarifications, mise en danger, discours dévalorisants
  • Agressivité envers les autres : vols, agressions, harcèlement,…
  • Addictions : consommation de substances, usage excessif des écrans ou des jeux
  • Difficultés avec le corps : rejet de son image, mal-être corporel, sentiment de honte
  • L’incapacité à faire face aux tâches de la vie quotidienne : Le jeune ne se sent pas capable de se rendre à l’école, à l’université, sur le lieu où il suit une formation, un stage ou sur son lieu de travail. Cette incapacité peut se traduire par un absentéisme important.
  • Des difficultés à entrer en contact avec les autres : ce handicap le pousse à l’isolement, au rejet des réunions de groupe, au refus d’avoir des relations sexuelles.
  • La répétition des plaintes somatiques : les adolescents ont souvent du mal à trouver les mots pour exprimer ce qu’ils ressentent, et le corps sert alors de médiateur. Des somatisations telles que des douleurs multiples peuvent interpeller par leur répétition et l’absence d’anomalie physique associée.
  • Un sommeil perturbé : chez les jeunes, le processus d’endormissement est plus tardif en raison d’une sécrétion décalée de mélatonine (hormone du sommeil) au niveau du cerveau. Il s’ensuit un coucher plus tardif, y compris les jours de collège et de lycée et un réveil spontanément plus tardif.

Ces manifestations sont souvent des tentatives maladroites de réguler un mal-être profond, une souffrance non verbalisée ou un besoin d’exister autrement.

Si le mal-être semble persister ou s’intensifier, il peut être bénéfique de l’orienter vers un professionnel (psychologue, médecin, coach formé à l’accompagnement adolescent…). L’idée n’est pas de le « soigner », mais de lui offrir un espace neutre où il pourra explorer ses difficultés à son rythme.

✨ L’adolescence est un tremblement, mais c’est aussi une formidable opportunité de transformation. En tant que parent, adulte ou professionnel, offrir une présence stable, sécurisante et sans jugement est souvent la meilleure boussole que l’on puisse offrir à un jeune qui cherche son cap.

Selon Gary Chapman, nous n’exprimons pas tous l’amour de la même manière.
Nous n’avons pas non plus les mêmes façons de nous sentir aimés.

Pour certaines personnes, quelques mots doux suffisent à nourrir le cœur.
Pour d’autres, c’est un geste, un moment partagé, une aide concrète ou un cadeau symbolique.

Connaître les 5 langages de l’amour peut transformer nos relation mais aussi notre relation à nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous des langages différents ?

Nos langages de l’amour se construisent à travers :

  • notre enfance,
  • les démonstrations d’affection reçues (ou manquantes),
  • nos besoins émotionnels,
  • nos expériences de vie,
  • notre sensibilité.

Nous apprenons, souvent inconsciemment, à aimer comme on nous a aimés — ou comme on aurait voulu l’être.
C’est pourquoi deux personnes peuvent s’aimer sincèrement  mais se manquer complètement si leurs langages diffèrent.

Les 5 langages de l’amour

1. Les paroles valorisantes

Cela inclut : compliments, encouragements, gratitude, mots doux, messages attentionnés.
Exemple : “Je suis fier·e de toi”, “Merci pour tout ce que tu fais”, “Tu comptes pour moi.”

2. Les moments de qualité

Accorder un temps exclusif, sans distraction.
Exemple : une balade ensemble, un repas en tête-à-tête, une soirée à discuter.

3. Les services rendus

Aider l’autre dans des tâches qui lui facilitent la vie.
Exemple : préparer un repas, faire une commission, organiser quelque chose pour l’autre.

4. Les cadeaux

Pas besoin de luxe !
Ce langage se nourrit de petites attentions symboliques.
Exemple : offrir un objet qui rappelle un souvenir, un petit chocolat, une carte, une fleur.

5. Le toucher physique

Gestes affectueux : câlins, main dans la main, étreintes, massages.
Exemple : un geste tendre en passant, un hug spontané, une caresse.

Comment découvrir vos langages de l’amour ? (mini-test rapide)

Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce que j’apprécie le plus recevoir ?
  • Qu’est-ce que je donne le plus naturellement aux autres ?
  • De quoi ai-je le plus besoin quand je vais mal ?

Le langage qui revient le plus souvent est généralement votre langage principal, suivi de votre langage secondaire.

Pourquoi est-ce essentiel de connaître votre langage et celui des autres ?

Parce que l’amour n’est pas universel dans sa forme.
Nous aimons parfois énormément mais à travers un langage que l’autre ne comprend pas.

Savoir le vôtre vous permet de :
mieux communiquer vos besoins affectifs
comprendre pourquoi certaines relations vous nourrissent davantage
éviter les malentendus émotionnels

Savoir celui des autres vous aide à :
leur offrir ce qui les touche réellement
améliorer la communication dans le couple
renforcer le lien avec vos enfants, vos amis, votre famille
diminuer les conflits et frustrations

Les langages de l’amour ne s’appliquent pas qu’à la relation amoureuse :
ils sont utiles dans toutes les relations qui comptent pour vous.

Et si vous utilisiez les langages de l’amour pour vous-même ?

Cet outil principalement utilisé dans le cadre du couple est très intéressant pour nourrir la relation que l’on a avec soi-même.
Maintenant que vous connaissez votre langage de l’amour, je vous invite à l’appliquer avec vous-même !
Voici comment appliquer chaque langage à vous-même :

• Se faire des cadeaux

Si c’est votre langage : offrez-vous régulièrement de petites attentions.
Un carnet, une fleur, une gourmandise, un livre d’occasion…
L’important est la régularité, pas le prix.

• Moments de qualité avec soi

Planifiez des rendez-vous avec vous-même.
Une activité créative, une sortie, un spa maison, une promenade…
Faites une liste de moments que vous aimeriez vous offrir, même simples.

• Services rendus

C’est prendre soin de vous concrètement.
Écoutez-vous, respectez vos limites, offrez vous une pause si c’est nécessaire, demandez de l’aide,…

C’est une forme de douceur envers vous-même.

• Le toucher (soin du corps)

Auto-massages, crème appliquée consciemment, caresse sur les bras, stretching doux…
Ou s’offrir un massage professionnel.
Cela aide à apaiser, recentrer et reconnecter au corps.

• Paroles valorisantes

Se complimenter, se remercier, se parler avec douceur.
Se répéter : “Je fais de mon mieux”, “Je suis fier·e de moi”.
Une seule parole bienveillante peut changer toute votre journée.

Conclusion

Connaître votre langage de l’amour, c’est comprendre comment vous fonctionnez émotionnellement.
L’appliquer à vous-même, c’est apprendre à vous traiter avec respect, compassion et douceur.

Claire Butel

Claire Butel

Diététicienne et thérapeute

En tant que diététicienne, j’ai compris une chose essentielle : atteindre un poids ne suffit pas toujours à se sentir mieux dans son corps… ni dans sa tête.
Cette prise de conscience a éveillé en moi une profonde envie d’aller plus loin, au-delà de l’alimentation, pour explorer le lien entre émotions, image de soi et comportement alimentaire.