Prendre sa place : retrouver sa légitimité d’exister

Prendre sa place… qu’est-ce que ça signifie vraiment ? Souvent, derrière cette expression se cache un besoin essentiel : celui de ne plus subir sa vie, mais de la vivre pleinement.

Prendre sa place, ce n’est pas chercher à dominer ou à écraser les autres. C’est reconnaître que nous avons autant de valeur que n’importe qui, et que notre voix, nos émotions, nos choix méritent d’être entendus et respectés.

C’est :

  • s’écouter : reconnaître ses besoins, ses envies, ses émotions.
  • s’affirmer : oser dire oui quand on le veut, et non quand c’est nécessaire.
  • poser ses limites : ne plus se laisser déborder ou écraser par les attentes des autres.
  • exister pour soi : retrouver une identité propre, au-delà des rôles que l’on nous attribue (parent, conjoint·e, collègue, enfant).

En résumé, prendre sa place, c’est se redonner le droit d’être soi-même et de compter autant que les autres.

Pourquoi est-ce si difficile de prendre sa place ?

Si cette démarche paraît naturelle, elle est pourtant complexe pour beaucoup. Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi nous n’osons pas occuper pleinement notre espace :

  • L’éducation reçue : on nous a parfois appris à être sages, discrets, obéissants, à “ne pas faire de vagues”.
  • La peur du rejet ou du jugement : et si je dérangeais ? et si on ne m’aimait plus si j’osais dire ce que je pense ?
  • Les croyances limitantes : “je ne suis pas légitime”, “je ne suis pas assez bien”, “les autres savent mieux que moi”.
  • Le manque de confiance en soi : difficile d’oser s’affirmer quand on doute de sa valeur.
  • La méconnaissance de ses propres valeurs : sans savoir ce qui est essentiel pour nous, on risque de se perdre dans les attentes des autres.

Ces freins nous poussent souvent à rester en retrait, à minimiser nos besoins, à nous conformer aux rôles que l’on attend de nous. Mais bonne nouvelle : rien de tout cela n’est figé.

Comment reprendre sa place ?

Prendre sa place, c’est un chemin fait de petits pas. Voici quelques pistes pour avancer :

  • Écouter ses ressentis : apprendre à s’arrêter, à se demander “De quoi ai-je vraiment besoin maintenant ?”.
  • Identifier ses valeurs : noter ce qui compte profondément pour soi, ce qui donne du sens à ses choix.
  • Oser dire non : se rappeler que refuser, ce n’est pas rejeter, c’est se respecter.
  • Poser des limites claires : exprimer ce que l’on accepte et ce que l’on n’accepte plus, avec bienveillance mais fermeté.
  • Pratiquer l’affirmation de soi : s’entraîner à dire ce que l’on pense, même sur de petites choses du quotidien.
  • Se donner le droit d’exister : sortir peu à peu du rôle de “celui·celle qui doit toujours s’adapter”, et s’autoriser à être pleinement soi.

Ces pas, même s’ils paraissent simples, demandent du courage. Mais chaque fois que vous osez affirmer votre espace, vous apprenez à votre entourage que votre place est légitime.

En conclusion

Prendre sa place, c’est finalement oser dire au monde : “Me voici. Je suis là. J’ai le droit d’exister tel·le que je suis.”

C’est un processus progressif, parfois inconfortable, mais profondément libérateur. Vous pouvez commencer dès aujourd’hui à la prendre en vous posant cette simple question :

Dans quelle situation de ma vie ai-je envie de prendre plus de place, mais n’ose pas encore le faire ?

Parce que c’est souvent en mettant de la lumière sur cette première zone que votre chemin peut commencer.

Découvrez ces articles sur le même thème : Les croyances limitantes, Définir vos valeurs, Identifier vos besoins

Selon Gary Chapman, nous n’exprimons pas tous l’amour de la même manière.
Nous n’avons pas non plus les mêmes façons de nous sentir aimés.

Pour certaines personnes, quelques mots doux suffisent à nourrir le cœur.
Pour d’autres, c’est un geste, un moment partagé, une aide concrète ou un cadeau symbolique.

Connaître les 5 langages de l’amour peut transformer nos relation mais aussi notre relation à nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous des langages différents ?

Nos langages de l’amour se construisent à travers :

  • notre enfance,
  • les démonstrations d’affection reçues (ou manquantes),
  • nos besoins émotionnels,
  • nos expériences de vie,
  • notre sensibilité.

Nous apprenons, souvent inconsciemment, à aimer comme on nous a aimés — ou comme on aurait voulu l’être.
C’est pourquoi deux personnes peuvent s’aimer sincèrement  mais se manquer complètement si leurs langages diffèrent.

Les 5 langages de l’amour

1. Les paroles valorisantes

Cela inclut : compliments, encouragements, gratitude, mots doux, messages attentionnés.
Exemple : “Je suis fier·e de toi”, “Merci pour tout ce que tu fais”, “Tu comptes pour moi.”

2. Les moments de qualité

Accorder un temps exclusif, sans distraction.
Exemple : une balade ensemble, un repas en tête-à-tête, une soirée à discuter.

3. Les services rendus

Aider l’autre dans des tâches qui lui facilitent la vie.
Exemple : préparer un repas, faire une commission, organiser quelque chose pour l’autre.

4. Les cadeaux

Pas besoin de luxe !
Ce langage se nourrit de petites attentions symboliques.
Exemple : offrir un objet qui rappelle un souvenir, un petit chocolat, une carte, une fleur.

5. Le toucher physique

Gestes affectueux : câlins, main dans la main, étreintes, massages.
Exemple : un geste tendre en passant, un hug spontané, une caresse.

Comment découvrir vos langages de l’amour ? (mini-test rapide)

Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce que j’apprécie le plus recevoir ?
  • Qu’est-ce que je donne le plus naturellement aux autres ?
  • De quoi ai-je le plus besoin quand je vais mal ?

Le langage qui revient le plus souvent est généralement votre langage principal, suivi de votre langage secondaire.

Pourquoi est-ce essentiel de connaître votre langage et celui des autres ?

Parce que l’amour n’est pas universel dans sa forme.
Nous aimons parfois énormément mais à travers un langage que l’autre ne comprend pas.

Savoir le vôtre vous permet de :
mieux communiquer vos besoins affectifs
comprendre pourquoi certaines relations vous nourrissent davantage
éviter les malentendus émotionnels

Savoir celui des autres vous aide à :
leur offrir ce qui les touche réellement
améliorer la communication dans le couple
renforcer le lien avec vos enfants, vos amis, votre famille
diminuer les conflits et frustrations

Les langages de l’amour ne s’appliquent pas qu’à la relation amoureuse :
ils sont utiles dans toutes les relations qui comptent pour vous.

Et si vous utilisiez les langages de l’amour pour vous-même ?

Cet outil principalement utilisé dans le cadre du couple est très intéressant pour nourrir la relation que l’on a avec soi-même.
Maintenant que vous connaissez votre langage de l’amour, je vous invite à l’appliquer avec vous-même !
Voici comment appliquer chaque langage à vous-même :

• Se faire des cadeaux

Si c’est votre langage : offrez-vous régulièrement de petites attentions.
Un carnet, une fleur, une gourmandise, un livre d’occasion…
L’important est la régularité, pas le prix.

• Moments de qualité avec soi

Planifiez des rendez-vous avec vous-même.
Une activité créative, une sortie, un spa maison, une promenade…
Faites une liste de moments que vous aimeriez vous offrir, même simples.

• Services rendus

C’est prendre soin de vous concrètement.
Écoutez-vous, respectez vos limites, offrez vous une pause si c’est nécessaire, demandez de l’aide,…

C’est une forme de douceur envers vous-même.

• Le toucher (soin du corps)

Auto-massages, crème appliquée consciemment, caresse sur les bras, stretching doux…
Ou s’offrir un massage professionnel.
Cela aide à apaiser, recentrer et reconnecter au corps.

• Paroles valorisantes

Se complimenter, se remercier, se parler avec douceur.
Se répéter : “Je fais de mon mieux”, “Je suis fier·e de moi”.
Une seule parole bienveillante peut changer toute votre journée.

Conclusion

Connaître votre langage de l’amour, c’est comprendre comment vous fonctionnez émotionnellement.
L’appliquer à vous-même, c’est apprendre à vous traiter avec respect, compassion et douceur.

Claire Butel

Claire Butel

Diététicienne et thérapeute

En tant que diététicienne, j’ai compris une chose essentielle : atteindre un poids ne suffit pas toujours à se sentir mieux dans son corps… ni dans sa tête.
Cette prise de conscience a éveillé en moi une profonde envie d’aller plus loin, au-delà de l’alimentation, pour explorer le lien entre émotions, image de soi et comportement alimentaire.