Les styles d’attachement : mieux comprendre nos comportements amoureux

Nos relations amoureuses sont souvent le miroir de nos blessures d’enfance, de notre histoire affective et de notre rapport à l’autre. Le style d’attachement, théorisé par John Bowlby et développé par Mary Ainsworth, influence la manière dont nous aimons, communiquons, gérons la proximité ou les conflits.

Si vous vivez des difficultés répétées dans vos relations interpersonnelles, comprendre l’influence de l’attachement pourra vous aider à mieux saisir vos attentes, vos perceptions et vos comportements, mais aussi ceux de votre partenaire et à identifier des pistes de solutions pour modifier certains aspects de votre dynamique relationnelle.

Les origines de notre style d’attachement : retour en enfance

Le lien d’attachement est le lien affectif que va développer l’enfant envers une personne qui prend soin de lui, que l’on appelle “figure d’attachement”. L’enfant étant totalement dépendant, ce lien d’attachement est alors indispensable à sa survie. Il s’agit souvent d’un parent mais dans certains contextes, il peut s’agir d’une tiers personne qui aura pris soin de lui très régulièrement.

En fonction de la cohérence entre les besoins de l’enfant et les réponses de la figure d’attachement, le lien d’attachement se développera de manière plus ou moins sécurisée. En effet, plus le parent va offrir une réponse cohérente aux besoins de l’enfant (disponible, stable, sécurisante, bienveillante), plus l’attachement sera sécurisé. Au contraire, des réponses inadaptées (absentes ou tardives, imprévisibles, rejetantes) – qui n’apaisent pas l’enfant – pourront favoriser un attachement insécurisé. Il n’y a pas de réponse parentale parfaite, on vise une réponse “suffisamment bonne” de la part du parent, c’est-à-dire une réponse qui sera, la plupart du temps, sensible et cohérente aux besoins de l’enfant.

Ainsi, le style d’attachement se développe dès le plus jeune âge, à travers les expériences liées aux besoins de réconfort, de proximité et d’exploration. Les études démontrent que le style d’attachement demeure relativement stable dans le temps (70% des personnes présenteraient à l’âge adulte le même type d’attachement que lorsqu’il avaient un an) et correspondra généralement au style d’attachement qui se manifestera à l’âge adulte dans les relations amoureuses. 

En effet, votre choix de partenaire peut révéler beaucoup de choses inconscientes : il peut cacher une recherche de processus relationnels que vous avez connu durant votre enfance avec votre figure d’attachement. Cependant, des expériences significatives peuvent entraîner une modification du lien d’attachement et peuvent alors le rendre soit plus sécurisé (thérapie, développement de liens d’attachement sécurisés) ou soit l’insécuriser (relation toxique, perte d’un proche ou fin d’une relation).

Comprendre son style d’attachement, c’est mettre en lumière des fonctionnements parfois inconscients, pour construire des relations plus équilibrées et sécurisantes.


Les différents styles d’attachement

Dans la compréhension de l’attachement amoureux, deux grands axes permettent d’éclairer les comportements relationnels : la peur de l’abandon et la tendance à éviter l’intimité. Sur cette base, on identifie généralement trois styles d’attachement principaux : sécure, anxieux et évitant. Certains modèles incluent un quatrième style, dit désorganisé, dans lequel la personne oscille entre anxiété et évitement selon les situations.

Il est toutefois essentiel de voir ces styles comme des repères sur un continuum, et non comme des cases figées. Chacun peut présenter, à des degrés divers, des tendances d’attachement différentes selon les contextes, les relations et les expériences de vie. Ces variations donnent lieu à des profils d’attachement riches, nuancés et parfois évolutifs.

1. L’attachement anxieux : « S’il s’éloigne, je ne suis plus rien »

Le style d’attachement anxieux se manifeste par une peur marquée de l’abandon et une forte recherche de proximité dans la relation. Contrairement au style évitant, ces personnes n’ont pas peur de l’intimité : au contraire, elles la recherchent intensément — mais avec une angoisse constante de ne pas être aimées en retour.

Elles peuvent vivre leurs relations amoureuses avec beaucoup d’intensité émotionnelle, mais aussi avec de nombreuses insécurités : peur de déranger, d’être rejetées, de ne pas être à la hauteur ou d’être remplacées.
Elles ont un besoin fréquent de réassurance, de preuves d’amour, et deviennent souvent hypervigilantes aux moindres signes de distance.

Lorsque le partenaire semble moins présent ou moins disponible, cela peut déclencher des réactions fortes : critiques, crises, comportements provocateurs ou impulsifs. Certaines personnes anxieuses, par peur d’être quittées, préfèrent même prendre les devants et envisager de quitter la relation elles-mêmes, pour se protéger.


✏️ Quelques signes du style anxieux :

  • Besoin excessif d’approbation et de réassurance
  • Sensibilité accrue aux silences, aux absences ou à l’indifférence
  • Peur d’être abandonné(e), remplacé(e) ou rejeté(e)
  • Difficulté à faire confiance à la stabilité des sentiments de l’autre
  • Tendance à la dépendance émotionnelle et à la fusion affective

Origines possibles dans l’enfance

Ce style d’attachement se forme souvent dans un contexte où le lien avec la figure parentale était instable. L’enfant a grandi avec un parent imprévisible, parfois sensible et attentionné, parfois distant, incohérent ou en surcharge émotionnelle.

Dans d’autres cas, il s’agit d’un parent très (voire trop) protecteur, qui répondait aux besoins de l’enfant de façon excessive ou en l’empêchant de développer une autonomie émotionnelle.

En réponse à cette instabilité, l’enfant adopte un comportement très dépendant : il reste proche de l’adulte, en alerte permanente, dans l’espoir d’être vu, entendu et sécurisé. Derrière cela, une peur profonde : celle de ne pas recevoir le réconfort nécessaire quand il en aura besoin.

Ce style d’attachement anxieux est souvent à l’origine de relations marquées par la dépendance affective, où le besoin d’être aimé prend le dessus sur l’estime de soi.


2. L’attachement évitant : « Je n’ai besoin de personne »

Le style d’attachement évitant se caractérise par un faible besoin de proximité émotionnelle et une tendance marquée à éviter l’intimité, même dans les relations proches. Les personnes avec ce style ont souvent appris, dès l’enfance, qu’il valait mieux ne pas trop dépendre des autres. Résultat : elles privilégient l’autonomie, valorisent le contrôle et peuvent ressentir la proximité affective comme une menace ou un danger de perte de liberté.

Dans une relation, elles ont généralement du mal à s’engager pleinement sur le plan émotionnel. Elles peuvent sembler distantes, froides ou inaccessibles, même si elles tiennent à l’autre. Par peur de déclencher des conflits ou d’exposer leur vulnérabilité, elles préfèrent éviter les conversations profondes, les demandes affectives ou les situations chargées émotionnellement.

Leur stratégie inconsciente est de garder le lien, mais à distance, pour ne pas risquer d’être blessées ou submergées.


✏️ Quelques signes du style évitant :

  • Difficulté à exprimer ses émotions ou ses besoins
  • Tendance à minimiser les problèmes ou tensions relationnels
  • Besoin d’espace, peur d’être envahi ou contrôlé
  • Maintien d’une distance protectrice dans les relations proches
  • Malaise face à la vulnérabilité ou à la dépendance affective

Origines possibles dans l’enfance

Ce style d’attachement se développe souvent dans un contexte où l’expression des émotions n’était pas valorisée, ou était même découragée. L’enfant a pu grandir avec des figures parentales détachées, peu disponibles émotionnellement, voire intrusives, ce qui l’a amené à s’auto-réguler sans compter sur l’autre.

Il a alors appris à ne pas montrer ses besoins, à se focaliser sur les tâches ou la performance, plutôt que sur la relation. Devenu adulte, il peut éprouver des difficultés à se connecter émotionnellement, et évite souvent les élans de proximité ou de dépendance affective, même s’il souffre parfois, en silence, de cette distance qu’il entretient.


3. L’attachement désorganisé (ou chaotique) : « Je t’aime, mais tu me fais peur »

Le style d’attachement désorganisé, parfois appelé chaotique, est le plus instable et le plus complexe. Il combine à la fois les comportements typiques du style anxieux (peur de l’abandon, besoin de proximité) et ceux du style évitant (crainte de l’intimité, retrait émotionnel). Ces contradictions internes créent un véritable conflit intérieur, où le besoin de lien est sans cesse freiné par une peur profonde d’être blessé.

Ces personnes veulent se rapprocher, mais redoutent tout autant la proximité, ce qui rend leurs relations intenses, imprévisibles et souvent douloureuses.


✏️ Quelques signes fréquents d’un attachement désorganisé :

  • Comportements chaotiques dans les relations : alternance entre fusion et rejet, gestes impulsifs ou contradictoires
  • Peur intense du rejet, mais aussi de l’amour et de la trahison
  • Besoin de lien, mêlé à une méfiance constante
  • Réactions agressives ou auto-sabotage, comme moyen de se protéger d’un abandon redouté
  • Faible estime de soi : impression de ne pas mériter l’amour, sentiment d’inadaptation
  • Présence fréquente d’anxiété ou de dépression
  • Difficulté à identifier et exprimer ses besoins de manière claire et apaisée

D’où vient ce style d’attachement ?

L’attachement désorganisé se construit généralement dans un environnement où l’enfant a eu peur de ses figures d’attachement. Il peut s’agir de violences physiques, verbales, sexuelles, de négligence, ou encore d’un climat de terreur latent, où l’enfant ne savait jamais s’il allait être protégé… ou mis en danger.

Ces figures parentales, à la fois sources de réconfort et de peur, créent une confusion durable : comment se sentir en sécurité auprès de quelqu’un qui fait peur ?
Face à ce paradoxe, l’enfant développe une stratégie de survie intérieure faite de repli, de méfiance et de désorganisation émotionnelle.

À l’âge adulte, cela peut se traduire par une difficulté à construire des relations stables et sécurisantes. L’autre est perçu à la fois comme indispensable et dangereux, et les comportements relationnels deviennent réactifs, défensifs, voire destructeurs, par peur de revivre les blessures anciennes.


4. L’attachement sécure : « Je peux être moi, et toi aussi »

Le style d’attachement sécure concerne environ 6 personnes sur 10. C’est le style le plus équilibré et apaisé : il se caractérise par une aisance avec l’intimité émotionnelle et une confiance dans la stabilité des liens. La personne sécure n’a pas peur d’être abandonnée, et ne ressent pas non plus le besoin de se protéger en évitant la proximité.

Dans la relation, elle est capable d’exprimer clairement ses émotions et ses besoins, sans craindre d’être rejetée ou jugée. Elle respecte ceux de l’autre de la même manière, avec ouverture et bienveillance. Les conflits ne sont pas vécus comme une menace, mais comme des moments de croissance à deux.

Elle sait qu’elle peut compter sur l’autre sans s’y perdre, et accorde sa confiance tout en se sentant libre. Ce style d’attachement favorise des relations profondes, stables et épanouissantes.


✏️ Quelques signes d’un attachement sécure :

  • Communication fluide et honnête
  • Capacité à donner et à recevoir de l’amour
  • Équilibre entre autonomie et lien
  • Confiance mutuelle et respect des besoins de chacun
  • Capacité à rester calme et présent face aux tensions

D’où vient cet attachement ?

Le style sécure se construit généralement dans l’enfance, auprès de figures parentales présentes, à l’écoute et rassurantes. Ces parents ont su répondre aux besoins de leur enfant de manière constante et ajustée : ils ont offert du réconfort en cas de besoin, tout en encourageant l’autonomie et l’exploration du monde.

L’enfant apprend ainsi que les relations sont fiables, qu’il est digne d’être aimé, et qu’il peut compter sur l’autre sans perdre sa liberté.


Quelles combinaisons entre les différents styles d’attachement fonctionnent le mieux ?

Nos relations amoureuses sont façonnées par nos styles d’attachement respectifs. Certaines associations favorisent l’équilibre et la fluidité dans le couple, tandis que d’autres peuvent nourrir des dynamiques plus instables, voire conflictuelles.

Bien sûr, aucun duo n’est figé dans une destinée relationnelle : les styles d’attachement évoluent, surtout lorsqu’un travail personnel est engagé. Mais comprendre les mécanismes à l’œuvre permet déjà de poser un regard plus lucide sur sa relation… et sur soi.

💚 Sécure + Sécure : une base solide et apaisée

C’est la combinaison la plus harmonieuse. Les deux partenaires se sentent en confiance, communiquent librement et respectent mutuellement leurs besoins d’intimité et d’autonomie.
Chacun est acteur de la relation, sans peur de l’abandon ni besoin de fuir la proximité. Les désaccords se règlent dans le dialogue, et les liens se renforcent naturellement.

🧊 Évitant + Évitant : une distance convenue

Contre toute attente, cette combinaison peut fonctionner. Les deux partenaires privilégient leur indépendance et évitent les débordements émotionnels.
La relation peut durer dans une forme de coexistence paisible, à condition que cette distance ne devienne pas une forme d’isolement affectif. Le risque : une lassitude ou un manque de profondeur émotionnelle à long terme.

🔥 Anxieux + Anxieux : l’amour en fusion… parfois étouffant

Ici, la passion est au rendez-vous. Les partenaires sont très présents l’un pour l’autre, souvent démonstratifs, et partagent un fort besoin de proximité.
Mais ce duo peut vite devenir fusionnel voire dépendant, avec une peur constante de perdre l’autre. Si la sécurité intérieure manque, la relation peut s’intensifier trop vite, sans laisser le temps à une base stable de se construire.

🌱 Sécure + Évitant : une rencontre possible, à condition de liberté

Ce duo peut fonctionner si le partenaire sécure respecte le besoin d’espace de l’évitant, sans le forcer à s’engager trop rapidement.
Le style sécure peut alors offrir un cadre sécurisant et non intrusif, dans lequel l’évitant apprendra peu à peu à se détendre, s’ouvrir et laisser place aux émotions. Mais cela suppose que l’évitant fasse un vrai travail sur ses peurs et ses mécanismes de protection.

🌤️ Sécure + Anxieux : sécurité vs. besoin de réassurance

Ce couple peut être équilibré si le partenaire sécure est capable d’exprimer régulièrement ses sentiments et de rassurer son partenaire anxieux.
Mais attention : l’amour et la présence d’un autre ne peuvent à eux seuls combler un vide intérieur. L’anxieux devra lui aussi apprendre à apaiser sa peur de l’abandon en développant sa sécurité intérieure.

⚠️ Anxieux + Évitant : une dynamique tendue et douloureuse

C’est la combinaison la plus conflictuelle. L’un cherche constamment la proximité, l’autre la fuit.
Le partenaire anxieux se sent rejeté, le partenaire évitant se sent envahi. Les besoins affectifs de chacun sont en opposition totale, créant frustration, incompréhension et cycles répétitifs de rupture/reconnexion.

Chacun active chez l’autre ses blessures les plus profondes. Sans prise de conscience et travail personnel, cette dynamique peut devenir toxique, voire destructrice.

Peut-on changer son style d’attachement ? (Et comment y parvenir)

Vous vous reconnaissez dans un style d’attachement anxieux, évitant ou désorganisé ? 

La bonne nouvelle, c’est que rien n’est figé. Même si nos blessures affectives prennent racine dans l’enfance, il est tout à fait possible de développer un attachement plus sécure à l’âge adulte.

Cela demande un peu de temps, de conscience de soi… et parfois un accompagnement bienveillant pour y voir plus clair. Mais pas à pas, vous pouvez construire une manière d’aimer plus paisible, plus confiante, plus alignée.


Voici quelques pistes concrètes pour amorcer ce chemin :

🔍 Observer ses schémas :
Identifiez les pensées, comportements et émotions qui se répètent dans vos relations. L’écriture (journal, notes) est un excellent outil pour prendre du recul et mieux comprendre ce qui se joue.

🌱 Sortir de sa zone de confort relationnelle :
Si vous avez tendance à fuir l’intimité ou à vous accrocher trop fort, osez vous approcher de personnes qui ont un attachement plus sécure. Le lien guérit le lien : c’est souvent dans la relation que l’on apprend à aimer autrement.

💛 Travailler l’estime de soi :
Un attachement insécure va souvent de pair avec un sentiment de ne pas “valoir assez”. Se reconnecter à soi, prendre soin de ses besoins, apprendre à écouter ses émotions sont des étapes essentielles.

🧠 Se faire accompagner :
La thérapie ou le coaching psycho-émotionnel sont des espaces précieux pour explorer vos blessures, comprendre vos réactions, et apprendre à vous apaiser dans la relation à vous-même et aux autres.


Si vous sentez que votre style d’attachement vous pèse dans vos relations, sachez que vous n’avez pas à avancer seul(e).
Je vous accompagne avec douceur et clarté pour vous aider à mieux comprendre votre fonctionnement émotionnel et à créer des relations plus saines et alignées.

💡 En conclusion

Connaître son style d’attachement permet de mieux comprendre ses réactions, ses peurs et ses schémas amoureux. Ce n’est pas une étiquette figée, mais un point de départ pour entamer un travail de transformation intérieure.

En apprenant à se connaître, à poser ses besoins et à construire un lien sécurisant avec soi, on devient capable de créer des relations plus authentiques, libres et épanouissantes.

Selon Gary Chapman, nous n’exprimons pas tous l’amour de la même manière.
Nous n’avons pas non plus les mêmes façons de nous sentir aimés.

Pour certaines personnes, quelques mots doux suffisent à nourrir le cœur.
Pour d’autres, c’est un geste, un moment partagé, une aide concrète ou un cadeau symbolique.

Connaître les 5 langages de l’amour peut transformer nos relation mais aussi notre relation à nous-mêmes.

Pourquoi avons-nous des langages différents ?

Nos langages de l’amour se construisent à travers :

  • notre enfance,
  • les démonstrations d’affection reçues (ou manquantes),
  • nos besoins émotionnels,
  • nos expériences de vie,
  • notre sensibilité.

Nous apprenons, souvent inconsciemment, à aimer comme on nous a aimés — ou comme on aurait voulu l’être.
C’est pourquoi deux personnes peuvent s’aimer sincèrement  mais se manquer complètement si leurs langages diffèrent.

Les 5 langages de l’amour

1. Les paroles valorisantes

Cela inclut : compliments, encouragements, gratitude, mots doux, messages attentionnés.
Exemple : “Je suis fier·e de toi”, “Merci pour tout ce que tu fais”, “Tu comptes pour moi.”

2. Les moments de qualité

Accorder un temps exclusif, sans distraction.
Exemple : une balade ensemble, un repas en tête-à-tête, une soirée à discuter.

3. Les services rendus

Aider l’autre dans des tâches qui lui facilitent la vie.
Exemple : préparer un repas, faire une commission, organiser quelque chose pour l’autre.

4. Les cadeaux

Pas besoin de luxe !
Ce langage se nourrit de petites attentions symboliques.
Exemple : offrir un objet qui rappelle un souvenir, un petit chocolat, une carte, une fleur.

5. Le toucher physique

Gestes affectueux : câlins, main dans la main, étreintes, massages.
Exemple : un geste tendre en passant, un hug spontané, une caresse.

Comment découvrir vos langages de l’amour ? (mini-test rapide)

Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce que j’apprécie le plus recevoir ?
  • Qu’est-ce que je donne le plus naturellement aux autres ?
  • De quoi ai-je le plus besoin quand je vais mal ?

Le langage qui revient le plus souvent est généralement votre langage principal, suivi de votre langage secondaire.

Pourquoi est-ce essentiel de connaître votre langage et celui des autres ?

Parce que l’amour n’est pas universel dans sa forme.
Nous aimons parfois énormément mais à travers un langage que l’autre ne comprend pas.

Savoir le vôtre vous permet de :
mieux communiquer vos besoins affectifs
comprendre pourquoi certaines relations vous nourrissent davantage
éviter les malentendus émotionnels

Savoir celui des autres vous aide à :
leur offrir ce qui les touche réellement
améliorer la communication dans le couple
renforcer le lien avec vos enfants, vos amis, votre famille
diminuer les conflits et frustrations

Les langages de l’amour ne s’appliquent pas qu’à la relation amoureuse :
ils sont utiles dans toutes les relations qui comptent pour vous.

Et si vous utilisiez les langages de l’amour pour vous-même ?

Cet outil principalement utilisé dans le cadre du couple est très intéressant pour nourrir la relation que l’on a avec soi-même.
Maintenant que vous connaissez votre langage de l’amour, je vous invite à l’appliquer avec vous-même !
Voici comment appliquer chaque langage à vous-même :

• Se faire des cadeaux

Si c’est votre langage : offrez-vous régulièrement de petites attentions.
Un carnet, une fleur, une gourmandise, un livre d’occasion…
L’important est la régularité, pas le prix.

• Moments de qualité avec soi

Planifiez des rendez-vous avec vous-même.
Une activité créative, une sortie, un spa maison, une promenade…
Faites une liste de moments que vous aimeriez vous offrir, même simples.

• Services rendus

C’est prendre soin de vous concrètement.
Écoutez-vous, respectez vos limites, offrez vous une pause si c’est nécessaire, demandez de l’aide,…

C’est une forme de douceur envers vous-même.

• Le toucher (soin du corps)

Auto-massages, crème appliquée consciemment, caresse sur les bras, stretching doux…
Ou s’offrir un massage professionnel.
Cela aide à apaiser, recentrer et reconnecter au corps.

• Paroles valorisantes

Se complimenter, se remercier, se parler avec douceur.
Se répéter : “Je fais de mon mieux”, “Je suis fier·e de moi”.
Une seule parole bienveillante peut changer toute votre journée.

Conclusion

Connaître votre langage de l’amour, c’est comprendre comment vous fonctionnez émotionnellement.
L’appliquer à vous-même, c’est apprendre à vous traiter avec respect, compassion et douceur.

Claire Butel

Claire Butel

Diététicienne et thérapeute

En tant que diététicienne, j’ai compris une chose essentielle : atteindre un poids ne suffit pas toujours à se sentir mieux dans son corps… ni dans sa tête.
Cette prise de conscience a éveillé en moi une profonde envie d’aller plus loin, au-delà de l’alimentation, pour explorer le lien entre émotions, image de soi et comportement alimentaire.